Présentation

Un homme est là, assis sur le quai d’un métro, à New York. Il est vieux. En guenilles. C’est Onysos.

Mi-homme, mi-dieu, il prend la parole et entame le récit de sa vie. C’est une épopée antique. De sa naissance dans les monts Zagros à la prise de Babylone, de sa fuite en Egypte à son arrivée dans la cité d’Ilion où il décide de mourir au côté des Troyens, il raconte une longue succession de pleurs et de cris de jouissance, de larmes, d’orgies et d’incendies.

Le temps d’une nuit, sur ce quai anonyme, Onysos le gueux, le boueux, Onysos l’assoiffé fait à nouveau entendre sa voix et se rappelle à la mémoire des hommes.

Couverture Onysos
Extrait

Je ne dors pas la nuit.
Si je ferme les yeux, les étoiles de la nuit de Tepe Sarab et les tambours syncopés resurgissent.
Et mes bras, mes jambes, mes articulations et mes muscles me tiraillent et se déchirent à nouveau.
Je ne dors pas la nuit parce que je ne me suis pas encore vengé des hommes.
J’ai quitté à jamais Tepe Sarab.
Je suis nu et je vis comme un fauve, loin des hommes que je crains, dans l’ombre oppressante des montagnes Zagros.
J’ai erré de Béhistoun à Hamadhan, j’ai erré jusqu’à Tepe Giyan, prenant en haine ces villages où l’on danse.
La nuit est ma fureur.
Personne encore ne tremble à l’évocation de mon nom mais c’est parce que personne, encore, ne m’a donné de nom.
Je suis le loup, le lion, l’ours et le chacal.

Mise en scène

2000 : Création au Théâtre National de Strasbourg dans une mise en scène de Yannis Kokkos avec Jean-Yves Dubois, sociétaire de la comédie française.
2005 : Mise en scène de Severine Ruset au Theatre 503 à Londres (et reprise durant le festival d’Edimbourg 2006 au Traverse Theatre), avec Chris Porter.
2007 : Mise en scène de Claude Brozzoni à Bonlieu, scène nationale d’Annecy, avec Carlo Brandt.

Traduction

Traduction italienne : Simona Polvani
Traduction anglaise : Adrian Penketh et Dominique Chevalier (« Onysos the Wild »)